À quelques semaines des municipales de 2026, TikTok s’impose comme un acteur central des stratégies social media des candidats. Bien au-delà d’un simple réseau de divertissement, la plateforme devient un véritable terrain politique, où la vidéo courte sert à construire une image, toucher de nouveaux électorats et capter l’attention dans un espace désormais décisif. À l’image de la campagne new-yorkaise de Zohran Mamdani, qui a su tirer parti des codes des réseaux sociaux pour gagner en visibilité, les candidats misent sur des formats spontanés et fortement engageants pour émerger dans les algorithmes.
Dans ce contexte, Visibrain, l���outil de veille des réseaux sociaux, décrypte les stratégies TikTok des candidats des principales villes françaises (Angers, Annecy, Argenteuil, Avignon, Bastia, Bordeaux, Brest, Caen, Clermont-Ferrand, Dijon, Fréjus, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Menton, Metz, Montpellier, Mulhouse, Nancy, Nantes, Nice, Nîmes, Orléans, Paris, Pau, Perpignan, Reims, Rennes, Roubaix, Saint-Denis, Saint-Etienne, Saint-Ouen, Saint-Paul, Strasbourg, Toulon, Toulouse, Villeurbanne). Analyse effectuée entre le 1er et le 29 janvier 2026.
Plus de 3,9 millions de vues : Sarah Knafo s’impose et transforme TikTok en tribune politique
Sarah Knafo, candidate Reconquête à la mairie de Paris, domine TikTok dans la course aux vues. Depuis le 1er janvier 2026, elle cumule plus de 3,9 millions de vues, soit 3 fois plus que Stéphane Lang, candidat à Reims, en seconde position avec 1 million de vues. À titre de comparaison, cela représente également 4 fois plus que sa concurrente parisienne Rachida Dati.
Sarah Knafo se montre particulièrement active sur TikTok, publiant en moyenne 2 vidéos par jour, et cumulant ainsi une visibilité massive qui alimente son succès sur la plateforme.
« Une ville heureuse » : Sarah Knafo impose sa marque sur TikTok
Sur TikTok, Sarah Knafo incarne son slogan "Une ville heureuse" à travers de multiples vidéos où elle se met en scène dans différentes situations vêtue de jaune : dans le métro, face aux médias, à la rencontre des Parisiens dans la rue ou lors d’échanges directs avec eux. Inspirée des codes de campagne de Zohran Mamdani à New York, elle mise sur la proximité et le storytelling personnel pour capter l’attention.